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-Saint Pie X

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-Jean 8, 32

mardi 4 juillet 2017

Père Onésime Lacouture - 2-19 - Les paraboles du royaume 1


DIX-HUITIÈME INSTRUCTION
LES PARABOLES DU ROYAUME.

(1ère partie) «Ce même jour, Jésus, étant sorti de la maison, s’assit sur le bord de la mer et une grande foule de peuple s’assembla autour de luis en sorte qu’il monta sur une barque où il s’assit et toute la foule se tenait sur le rivage.» Mt.  13.

Plan Remarque: Importance des paraboles.  Le pourquoi des paraboles.  (ler cas: sur les chemins battus.  (2e cas: sur un terrain pierreux.  lère parabole: Le semeur de bon grain: Dispositions subjectives: (3e cas: parmi les épines.  (4e cas: en bonne terre.  

REMARQUE Comme nous sommes appelés à nous identifier avec l’esprit de Jésus afin de vivre comme lui autant que possible, il est bon d’essayer de saisir cet esprit dans des séries de doctrines où il est plus manifeste que dans des actions ou des paroles isolées.  Ainsi nous avons des groupes de paraboles où Jésus s’efforce de faire connaître les tendances de sa doctrine ou de son royaume, comme il dit; c’est là qu’il montre sa mentalité ou ses voies.  En d’autres termes il manifeste les lois de la grâce et ses exigences pour fructifier dans les coeurs.  On voit tout de suite l’importance de comprendre ces manières d’agir de la grâce ou de Dieu dans les âmes.

Trop peu de prêtres font attention aux lois de la vie surnaturelle pour s’y conformer et enseigner aux fidèles à le faire.  Aussi les progrès dans la sainteté sont bien lents.  Les cultivateurs qui ne suivent pas les lois de l’agriculture sont de bien pauvres cultivateurs.  Il en est ainsi pour les prêtres et les fidèles qui ne s’occupent pas des lois de la grâce pour produire la sainteté; ce sont de bien tristes chrétiens!  Le St-Esprit a groupé une série de paraboles dans St.  Mt.  pour notre enseignement: servons-nous en avec reconnaissance!  le pourquoi des paraboles.  Prenons la question en général.  Ce n’est pas vrai que Jésus a parlé en paraboles parce que ses auditeurs étaient simples et ignorants, comme tant de commentateurs disent.  Mais Jésus comme Créateur et de l’homme et du surnaturel, suivait l’ordre que lui-même a établi dans ces deux mondes.  Rien n’entre dans l’intelligence humaine sans passer par les sens et l’imagination.  Jésus suit cet ordre normal de l’activité humaine qui existe pour les grands savants comme pour les ignorants.  Que de professeurs et de prédicateurs seraient autrement intéressants s’ils avaient le bon sens de suivre cet ordre physique de la compréhension humaine.  Dès qu’ils voient leurs auditeurs insouciants ou en train de dormir, ils devraient savoir que c’est parce qu’ils ne donnent rien ni aux sens ni à l’imagination… et donc l’esprit ne saisit rien…!

La deuxième raison est que Dieu a créé le monde naturel pour illustrer le monde surnaturel, comme le dit St-Paul aux Rom.  l.  Alors Jésus se sert du monde naturel pour faire comprendre le monde surnaturel… et les grands savants ont besoin de ce moyen comme les plus ignorants.  Que de fois j’ai vu des prêtres froncer les sourcils quand j’énonçais un principe abstrait, puis dès que je donnais un exemple dans la nature, donner des signes d’approbation.  Comme les prédicateurs et surtout les catéchistes gagneraient l’attention de leurs auditeurs s’ils avaient le bon sens de suivre l’ordre physique de la nature humaine pour comprendre et se servir des échantillons pour illustrer le monde surnaturel!  Après toute vérité ou principe abstrait qu’on donne un exemple dans la nature ou une parabole et tout de suite les gens écoutent avec plaisir parce qu’ils saisissent tout de suite.  Ce serait encore mieux de commencer par la parabole ou par l’échantillon pour remonter au monde surnaturel.  En plus Jésus avait une raison spéciale de parler en paraboles.  Ses ennemis venaient pour l’entendre afin de le surprendre en erreur de doctrine pour le faire arrêter.  Or voilà que Jésus parlait de choses banales et ordinaires Comme d’agriculture, de pêche, etc.  Jésus voulait les punir de leur aveuglement volontaire comme Isaïe l’avait déjà prédit: «C’est pourquoi je leur parle en paraboles pour qu’en voyant ils ne voient point et qu’en entendant ils n’entendent ni ne comprennent point.  Et la prophétie d’Isaïe s’accomplit en eux: Vous écouterez de vos oreilles et vous n’entendrez point, vous regarderez de vos yeux et vous ne verrez pas.  Car le coeur de ce peuple s’est appesanti, leurs oreilles se sont endurcies et ils ont fermé les yeux, de peur que leurs yeux ne voient, que leurs oreilles n’entendent, que leur coeur ne comprenne, qu’ils ne se convertissent et que je les guérisse.»

Que ceux qui ne parlent que de miséricorde divine réfléchissent sur la justice divine qui cesse de donner sa lumière à ceux qui la rejettent souvent.  Ce qu’il a fait pour les Juifs il peut le faire et il le fait pour les chrétiens qui s’endurcissent comme les Juifs.  Ceux qui abusent des grâces peuvent s’attendre à perdre peu à peu la foi avec toutes ses conséquences lamentables pour l’âme dans l’éternité.  Parlons donc de justice divine autant que de miséricorde.

Jésus venait d’avoir une longue discussion avec les Pharisiens dans une maison de Capharnaüm.  Fatigué il se dirigea vers le lac pour avoir un peu de calme au grand air.  C’était vers la fin du jour, mais la foule toujours avide de l’entendre, le suivit au bord de la mer, et en si grand nombre que pour éviter leur bousculade Jésus fit signe au maître d’une barque d’approcher et il y monta.  L’éloignant un peu, il s’assit et commença à leur parler en paraboles.

Capharnaüm est situé dans une belle vallée à pente douce jusqu’au lac de sorte que c’était l’endroit favori pour les pêcheurs qui venaient y atterrir, décharger leurs poissons et étendre leurs filets pour les faire sécher et les réparer.  Jésus s’éloigna du rivage pour être mieux vu de la foule et ensuite pour signifier que le royaume dont il allait parler n’est pas de ce monde.

De la barque Jésus voyait devant lui la foule des Juifs groupés sur le rivage et en arrière d’eux, s’échelonnant en pente douce, des champs cultivés, sillonnés par des sentiers, tachetés d’arbustes, de touffes d’aubépine, de chemins battus et de tas de pierres.  Le soleil baissait derrière les collines des environs.

Les auditeurs avaient devant eux un des plus beaux spectacles et panoramas qu’on puisse voir au monde.  Ce lac en forme d’harpe comme son nom l’indique a une vingtaine de milles de long et une dizaine de large.  Entouré de véritables montagnes d’un côté, de hautes collines de l’autre, couvertes de verdure.  De Capharnaüm on le voit dans toute sa longueur; il est d’une beauté extraordinaire.  Que de fois en faisant ma retraite sur la montagne avoisinante, qu’on appelle la montagne des Béatitudes, je suis descendu là pour goûter ce spectacle unique au monde, surtout à cause des souvenirs bibliques.  Mon âme en était ravie jusqu’au plus profond de mon être.  Quelle sublime vision!  surtout quand il semble qu’on voit Jésus autour de soi, c’était le coin qu’il aimait.  Capharnaüm était sa ville!  Il m’a fallu partir un jour, mais j’y ai laissé mon coeur!  Quelle incomparable faveur du ciel que de m’avoir donné la grâce de faire ma retraite annuelle dans ces parages en 1938!  Il me faudra l’éternité pour remercier Dieu comme je le veux!  le semeur de bon grain.

«Celui qui sème est sorti pour semer, et pendant qu’il semait, quelques grains tombèrent le long du chemin et les oiseaux du ciel vinrent et les mangèrent…» Jésus lui-même l’explique: «Ecoutez donc vous autres la parabole de celui qui sème.  Quiconque écoute la parabole du royaume et ne la comprend pas, l’esprit malin vient et enlève ce qui a été semé le long du chemin…» Pourquoi comparer la parole de Dieu à la semence jetée en terre?  C’est pour faire comprendre que la parole de Dieu nourrit l’âme comme le blé nourrit le corps.  Dieu a donné ces qualités au blé en le créant précisément pour faire connaître ces qualités de la parole de Dieu ou ses effets dans l’âme, selon cette parole de St-Paul que ce monde a été créé pour faire connaître l’autre, celui de la grâce.  Comme la terre doit être préparée pour recevoir le blé et qu’elle doit le garder un certain temps pour qu’il soit réchauffé par le soleil et arrosé par la pluie, ainsi, la parole de Dieu doit être semée dans des âmes préparées pour la recevoir et là on doit la garder dans son coeur et la réchauffer par son amour et prier pour que Dieu l’arrose de sa grâce; ce n’est qu’ainsi qu’elle nourrira l’âme divinement.  Dans cette parabole il s’agit des dispositions subjectives de l’âme pour que la parole de Dieu fructifie dans l’âme.  On appelle ce travail: l’ascèse, qui consiste à purifier l’âme de ses attaches et de ses mauvaises habitudes exactement comme un cultivateur laboure la terre, la herse et la tourne dans tous les sens précisément pour arracher les mauvaises herbes, pour assouplir le terrain afin que le soleil et la pluie puissent arriver jusqu’au grain semé et le faire croître.  Eh bien!  ce travail préliminaire est à peu près inconnu aux prêtres, même aux religieux.  Quand est-ce qu’ils ont jamais donné le véritable ascétisme au peuple?  Quand est-ce qu’ils ont étudié cette question sérieusement?  La preuve est dans ce fait que la très grande majorité des prêtres séculiers sont incapables de donner une retraite à des religieuses ou même quelques instructions spirituelles.  Et sont-ils nombreux les prêtres religieux qui font un réel bien aux religieuses par leurs retraites?  C’est un tout petit nombre; elles sont obligées de subir les autres incapables de les faire avancer dans le chemin de la vertu.  Et quand est-ce qu’on voit des prêtres étudier l’ascétisme?  ou en parler entre eux?  ou lire des livres sur cette question?  Informez-vous s’ils ont lu St-Jean de la C., docteur de la vie spirituelle par excellence?  il ne les intéresse pas… C’est la volonté de Dieu que nous fassions pour la parole de Dieu ce que les cultivateurs font pour récolter le blé.  Jésus lui-même dit à Satan qui le tentait au désert: l’homme ne vit pas seulement de pain, mais de toute parole qui sort de la bouche de Dieu.  Toute la science pour récolter le blé doit donc être appliquée à cultiver la parole de Dieu.  Eh bien, tout cultivateur intelligent commence par préparer le sol; donc les prêtres aussi devraient commencer par préparer la mentalité de leurs auditeurs; ce sont eux qui sont le terrain qui doit recevoir la parole divine.  Or les prêtres n’ont pas l’esprit orienté de ce côté là; c’est aussi insensé que si les cultivateurs semaient sans préparer le sol.

Dans cette parabole Jésus dit clairement que l’effet de la parole dépend surtout de la préparation du terrain.  Il est temps que les prêtres prennent cette idée.  Combien pensent que dès qu’ils ont prêché, la parole de Dieu va faire son chemin toute seule et que si elle ne produit rien ou peu, la faute est aux auditeurs.  Jésus dit ici tout le contraire: la parole de Dieu produit en proportion qu’on prépare le terrain avant de prêcher.  Ils laissent dans la mentalité du peuple toutes sortes d’attaches, de soucis, de distractions, et dans le coeur toutes sortes d’affections pour les jeux et les plaisirs de toutes sortes, permis sans doute, mais plaisirs quand même qui accaparent l’amour des hommes.  Puis ensuite on vient prêcher à ce monde tout aux choses de la terre!  C’est aussi fou que si des cultivateurs semaient dans un terrain couvert de ronces, de chardons, de mauvaises herbes ou non labouré; la parole est étouffée par ces mauvaises herbes.  Tous les prêtres devraient donc connaître parfaitement comment disposer subjectivement la mentalité des fidèles pour que la parole divine produise des fruits dans leur coeur et dans leur vie.  Eh bien!  suivons Jésus lui-même dans l’explication de sa parabole.  1er cas: Le grain semé sur les chemins battus.  Quels sont ces chemins battus?  Comme il s’agit de la parole de Dieu, ces chemins sont évidemment l’esprit des auditeurs, leur coeur, leur mentalité.  Comme les chemins battus sont ceux où beaucoup de monde passent, ainsi, pour la parole c’est un esprit où toutes sortes d’idées passent constamment, où une foule de pensées frivoles viennent et reviennent et qui occupent l’esprit à toutes sortes de vanités.  Ces gens ordinairement ne fréquentent pas les sermons, étant tout à leur vie païenne.  Mais même quand ils y viennent leur esprit est tellement pris par les échantillons que les vérités éternelles ne les intéressent pas ou peu.  Les démons ont vite fait de leur enlever la parole de Dieu qu’ils entendent; c’est un démon de dissipation qui les distrait; c’est un démon de curiosité qui attire leur attention seulement sur du nouveau ou sur des idées originales simplement pour en parler par snobisme; c’est un démon de critique qui écoute pour juger, pour comparer avec d’autres prédicateurs, pour signaler les défauts, etc.  Ces sortes d’auditeurs ne retireront jamais du profit spirituel de la parole de Dieu qu’ils entendent.

Les «cultivateurs spirituels» ou les prêtres et surtout les prédicateurs ont le devoir de «casser» ces chemins battus, de les labourer, de les herser, afin d’arracher toutes les mauvaises herbes qui y poussent.  Ils doivent enseigner aux fidèles comment empêcher les idées frivoles de circuler dans les esprits; donc comment se mortifier, se détacher de toutes les habitudes païennes et de toutes les attaches, même à des choses permises.  Ils doivent prêcher le mépris des créatures, des plaisirs de toutes sortes pour ne prendre que ce qui est utile ou nécessaire.  Qu’ils donnent la doctrine de St-Paul sur les créatures-fumier et qu’ils prêchent contre les créatures-dessert!  Les bons auteurs spirituels affirment que les affections pour les créatures même permises empêchent le divin de fructifier dans les âmes.  St Jean de la C.  dit qu’ils n’auront pas l’intelligence des choses de Dieu.  Les prêtres devraient donc tous lutter pour empêcher ces affections chez les fidèles.  Plusieurs font tout le contraire: ils les encouragent par leurs paroles et par leurs exemples, sous prétexte de préserver les fidèles du péché.  Que penser de cet argument?  Il est digne des «païens» qui le donnent!  Quand est-ce que Jésus a dit que les affections aux plaisirs empêcheraient les affections aux péchés?  Où a-t-on jamais vu que le naturel pouvait vaincre le péché?  Jésus, lui, dit que notre victoire sur le monde ne peut venir que de la foi! 

S’est-il préparé à vaincre le démon dans ses tentations au désert en allant aux cirques, aux danses et aux amusements de son temps?  Il s’éloigna du monde, pria et jeûna.  Les prêtres qui poussent les fidèles aux plaisirs même permis font donc tout le contraire de Jésus.  Evidemment, pendant que les gens jouent sur le champ, ils ne pèchent pas, mais après?  Est-ce que les sports américains sont plus purs que les autres?  Il faut être ignorant pour le dire.  Je n’attaque pas ces jeux utiles et nécessaires à la santé que l’on prend pour se délasser.  Mais j’attaque cette passion folle pour le jeu que tant de prêtres et de fidèles ont pour les joutes annoncées à grandes manchettes dans les journaux et à la radio.

Tous ces prêtres pris par le sport ou par quelqu’attache comme fumer, boire souvent son petit coup, avoir des amitiés particulières pour quelque personne, fréquenter les vues et les soirées, sont absolument incapables de préparer la mentalité des fidèles à recevoir avec fruit la parole de Dieu.  Eux-mêmes sont des chemins battus; ils n’iront jamais parler contre ce qu’ils font eux-mêmes.  2e cas: Sur un terrain pierreux.  La semence n’a pas même germé dans le premier cas; ici, elle germe, mais elle ne lève pas.  «Le grain qui a été semé au milieu des pierres est celui qui écoute la parole de Dieu et qui la reçoit aussitôt avec joie; mais il n’a point en soi de racines et il n’est que pour un temps; lorsqu’il survient des traverses et des persécutions à cause de la parole, il est aussitôt scandalisé.» Le peu de terre sur les pierres signifie le peu de surnaturel dans le fidèle.  Car la parole de Dieu ne se développe que dans un terrain de même nature qu’elle, dans le surnaturel.  Dans le premier cas, c’était le démon qui enlevait la semence, ici, c’est le fidèle lui-même, qui n’a pas ce qu’il faut en lui pour un développement surnaturel de la parole divine.  Or, comme c’est dans le plan de Dieu d’éprouver ses amis, il leur envoie des contrariétés et des persécutions.  Ces gens païens dans le coeur avec une mince couche de surnaturel ne sont pas capables de subir ces traverses et ils abandonnent le divin pour sauver leur jugement païen et leur volonté païenne.  Ces contrariétés, quand on se donne à Dieu, sont très nombreuses, par exemple, les moqueries des autres, les reproches même des meilleurs amis, la soustraction des consolations spirituelles dans le bien, l’ennui quand on quitte les plaisirs et la perte des amis, etc.  Ils deviennent nos pires ennemis, nous accusent d’excentricités, de vouloir se singulariser, de passer pour fous, enfin c’est l’épreuve de l’amour-propre et le renoncement à soi-même qu’il faudrait pratiquer… et comme c’est difficile dans les débuts surtout.  C’est donc notre propre faiblesse surnaturelle qui en est responsable.  3e cas: Parmi les épines.  La parole de Dieu germe, lève, mais n’arrive pas à maturité.  Jésus l’explique ainsi: «La semence qui est tombée parmi les épines est celui qui entend la parole, mais les sollicitudes de ce siècle et l’illusion des richesses étouffent la parole et la rendent infructueuse.» Dans le premier cas la perte de la semence est due aux démons, dans le deuxième, à l’homme lui-même, dans ce troisième cas, c’est le monde.  Les démons, les hommes eux-mêmes ou leur amour-propre et enfin le monde, voilà les trois ennemis du divin en nous.  Voilà les trois ennemis que les prêtres devraient combattre systématiquement pour que la doctrine de Jésus puisse entrer jusqu’au coeur des fidèles et de là passer dans leur vie.  Ils devraient pour cela connaître les ruses de chacun, leurs trucs pour perdre les âmes et connaître les remèdes pour les éviter.  C’est donc toute l’étendue de l’ascétisme et de la mystique qu’ils devraient cultiver à fond afin d’être capables de préparer la mentalité de leurs auditeurs pour recevoir la parole de Dieu avec fruit.  C’est un devoir pour eux de prêcher contre les affections aux créatures, contre les attaches pour les choses permises comme pour les défendues; les deux accaparent le coeur pour l’empêcher d’être tout à Dieu comme l’exige le premier commandement.  Les sollicitudes de ce siècle et l’illusion des richesses ne sont pas nécessairement des péchés dans les actes isolés, mais quand même ils finissent par étouffer la foi et l’amour de Dieu dans les coeurs et le divin étouffé on perd l’âme.  Le mortel peut donc s’étendre sur toute la vie sans apparaître dans un acte individuel.  Y a-t-il un prêtre sur vingtcinq qui comprend cela?  Tous pensent qu’il faut un acte mortel «en soi» comme de tuer ou de commettre un adultère.  Il y a du mortel dans ce genre, mais il y a aussi du mortel dans l’ensemble de la vie qui ne paraît pas dans aucun acte ni extérieur ni intérieur dans la volonté.  Protestez tant que vous voudrez, c’est un fait et c’est la vérité: C’est exactement ce que Jésus veut dire par cette parabole.  Prenons une épine toute seule, est-ce qu’elle étouffe la semence?  Pas du tout.  Est-ce que c’est la deuxième épine?  la troisième?  Personne ne peut mettre le doigt sur une seule qui fait ce mal.  Cependant Jésus dit que les épines tuent le divin.  Messieurs les moralistes, comment allez-vous expliquer ce fait donné par Jésus avec vos principes «in se»?  Vous dites que les imperfections ne se collectionnent pas pour faire un péché véniel, ni que les péchés véniels ne s’ajoutent pour faire un péché mortel.  Pourtant vous avez Jésus contre vous dans le concret et dans la pratique de la vie.  «Les sollicitudes» ne se présentent pas toutes à la fois.  Eh bien, prenons-les dans le concret l’une après l’autre et où se trouve le péché mortel?  Je vais à une joute quelconque, puis j’en parle souvent avec des amis, je vais aux vues, je vais faire un tour d’auto, je vais en pique-nique, je vais à une danse, je vais à une soirée, je passe des heures à écouter mon radio, je lis un magazine, puis un autre, je suis la courbe de la bourse, je vais à un banquet, etc… Où est le péché mortel dans ces choses?  D’après Jésus, c’est quand mon esprit est tellement absorbé par ces vanités, que le coeur est épris pour elles et cesse d’être à Dieu.  A quel moment exactement.  Personne ne le sait.  Ce n’est pas nécessaire que je dise un jour à Dieu: Je ne veux plus de vous: Il suffit que je sois tout au monde par mon amour pour que ce soit mortel et que je me damne!

Quelle ignorance dans le clergé sur cet amour des créatures qui constitue un péché mortel… dans l’ensemble de la vie… et qui damne aussi sûrement que l’adultère ou le meurtre.  C’est cela que Jésus enseigne ici!  Des chrétiens peuvent, et beaucoup le font, se damner en ne faisant que des actions individuelles permises!  Qui peut mettre le doigt sur une seule action du mauvais riche qui fut mortelle?  Personne ne le peut.  Jésus dit qu’il festoyait tous les jours… à quel festin serait le péché mortel?  Il s’habillait de fin lin… à quel habit neuf était attaché son péché mortel?  Personne ne peut le dire… et c’est dans ces choses qu’il s’est damné!  Et quand Jésus le fait parler après sa mort, Abraham ne lui reproche pas d’adultère ou de meurtre, mais simplement: «Tu avais tout ce que tu voulais sur terre… et maintenant tu n’as plus rien:» Abraham dit qu’il s’est damné parce qu’il avait tout ce qu’il voulait sur terre!  Or combien de chrétiens ont aussi tout ce qu’ils veulent sur terre et donc qui seront damnés pour avoir mis leur coeur dans les biens de ce monde et de ne pas avoir gardé leur coeur pour Dieu.  C’est un péché mortel que de donner son amour aux choses de ce monde, il n’est jamais dit à une chose de ce monde.  Rien de ce que le riche faisait n’était défendu dans un cas individuel, donc le péché était dans l’ensemble de la vie.  «N’aimez pas le monde ni ce qui est dans le monde, si quelqu’un aime le monde, l’amour du Père n’est Pas en lui.» Or tout ce qui est dans le monde est concupiscence de la chair, des yeux et orgueil de la vie, ce qui ne vient point du Père, mais du monde!  Donc il n’y a pas que les choses défendues qui accaparent le coeur et qui damnent, mais tout ce qui est dans le monde peut captiver tellement le coeur qu’il n’en reste pas assez pour Dieu.

Est-ce qu’un mari cesse d’aimer sa femme seulement par un adultère?  Il peut arriver à développer un amour pour une femme dans cinquante petits riens tous parfaitement permis isolément, mais enfin qui finissent par captiver le coeur et un beau jour il s’aperçoit qu’il est amouraché de cette dernière et qu’il n’a plus d’amour pour sa femme.  Pourrait-il dire luimême à quel acte, il s’est détourné de sa femme?  très souvent, pas du tout.  Pourquoi n’en serait-il pas de même pour notre coeur qui finit par se laisser captiver par cinquante actions indifférentes et permises et qui ne laissent plus de place pour les choses de Dieu.  C’est la façon ordinaire de tous ceux qui se perdent.  C’est selon la doctrine des deux Etendards de Saint Ignace et de tous les Saints qui ont écrit sur ce sujet.  C’est incompréhensible que les prêtres soient si aveugles sur cette question!  Ils sont pris par leur diabolique philosophie de la théologie qui ne voit que le péché en acte à détruire.  Toute la science de l’amour de Dieu leur semble inconnue.  La preuve est dans ce fait qu’ils laissent bêtement les fidèles se lancer dans tous les sports, dans toutes les attaches, dans la vie du riche de l’Evangile, non seulement sans scrupule, mais même en les encourageant!  Quand les prêtres entendent les fidèles parler toujours des choses du monde, qu’ils ne font rien pour s’instruire de celles de Dieu, qu’ils ne trouvent plus le temps de lire la Bible, la vie des Saints, de faire des visites à l’église, de faire des retraites, de visiter les malades, de secourir les pauvres, enfin de s’occuper des choses de leur âme, ils devraient savoir que leur coeur est dans les échantillons et pas en Dieu.  Tant qu’ils les laisseront avec ces «chemins battus, ce terrain pierreux, ces épines» ils ne les feront pas avancer vers Dieu.  Voici une demi vérité qui fait un tort immense dans le monde: les prêtres disent au peuple qu’il faut savoir qu’un acte est mortel pour qu’il le soit.  Il y a autant de faux là que de vrai!  Ils nous parlent toujours de la connaissance qu’il faut pour qu’un acte soit mortel; il n’y a pas qu’une connaissance, il y en a deux qu’il faut.  D’abord il faut que je sache au moins d’une façon confuse que je fais mal; celle-là est absolument nécessaire pour qu’il y ait péché.  L’autre connaissance est de savoir quand commence exactement le péché mortel dans le concret, quand on passe la limite entre le péché véniel et le péché mortel.  Or dans le concret et pour la matière du péché, personne ne connaît cette limite, comme on l’a déjà montré dans la première série.  Quand on vole des sous, à quel sou commence la matière grave, quand on fait des familiarités, à laquelle commence la matière grave?  Quand on retarde de payer une dette, à quel jour fait-on un tort grave?  etc.  Tout de même il est certain qu’on peut pécher mortellement en faisant ces choses sans savoir à quelle limite il a commencé.  La preuve, quel chrétien sait exactement s’il est en état de grâce ou en péché mortel?  Qui peut en être sûr?  Donc dans le concret la genèse du péché mortel n’est pas facile à connaître.  C’est ainsi que des chrétiens peuvent bien ne commettre aucun péché mortel dans un acte isolé et cependant tomber dans le péché mortel dans une série d’actions permises individuellement comme pour l’amour du monde.  Qui peut mesurer les «chemins battus, le terrain pierreux et les épines» dans la mentalité d’un chrétien?  Pourtant d’après Jésus ce sont des causes de damnation!  Quand les prêtres vont-ils ouvrir les yeux à ces causes subjectives de damnation et de péché sans nombre chez beaucoup d’autres même s’ils ne sont pas perdus?  Il faut donc attaquer l’ensemble des actes même permis individuellement, mais qui conduisent sûrement au péché et à la damnation sans que les gens sachent exactement quand ils entrent dans le péché mortel!  Les distinctions entre péché mortel et péché véniel sont claires en théologie mais ce n’est pas vrai qu’elles le sont dans le concret!  On peut passer la limite de la matière grave sans le savoir et donc être en état de péché mortel sans le savoir, mais pas sans savoir qu’on a fait mal.  Que de laïques instruits et même de prêtres se confessent très souvent en disant: en autant que j’en suis coupable.  Ils ne savent pas s’ils ont dépassé la limite du péché mortel.

Quand les prêtres vont-ils commencer à prêcher contre ces causes permises de péché?  Jésus les énonce bien clairement sous les figures de cette parabole; comment se fait-il que les prêtres n’aiment pas mieux exploiter cette doctrine si efficace pour faire éviter le péché et donc pour sauver les âmes?  Que le St-Esprit nous éclaire!  4e cas: dans la bonne terre le grain germe, lève et mûrit.  «Le grain semé dans la bonne terre est celui qui écoute la parole, la comprend et qui porte du fruit et rend cent, soixante ou trente pour un.» Cette bonne terre est celle qui est débarrassée des mauvaises herbes, mauvaises causes des trois premiers cas ou terrains: l’esprit de dissipation, l’amour propre et le monde; en d’autres termes, ce sont ces chrétiens formés à un ascétisme intelligent et fort qui enlèvent les obstacles à l’action divine de la grâce.  Comme ils sont rares de nos jours avec un clergé surtout philosophe plutôt que théologien!  Un jour après un sermon sur la mode, sur le mépris du monde, une vieille dame vient me trouver pour me remercier de cette doctrine «qu’on n’entend pas souvent de nos jours,» dit-elle.  Elle me raconta un fait de sa vie qui montre quelle sorte de curé elle avait eu.  J’avais autour de dix-huit ans quand je commençai à vouloir bien paraître.  Un dimanche j’étais assise dans un banc en face de la chaire et j’avais une belle petite aigrette sur mon chapeau.  En faisant ses annonces, le curé aperçoit bien mon aigrette.  Il s’arrête, fixe mon chapeau et commence une attaque en règle contre l’esprit du monde qui envahissait l’église… des jeunes filles qui avaient l’audace de mettre des aigrettes sur leur chapeau!  Quelle vanité!  Une aigrette!  Une aigrette!  criait-il.  Où allons-nous, mes frères?  J’étais tellement renversée que j’enlève mon chapeau sous ses yeux et je déchire mon aigrette et je vous assure que je n’ai pas recommencé ma vanité!  Voilà un curé catholique: Un curé qui avait bien l’esprit de Jésus et qui avait absorbé la doctrine des trois mauvais terrains de cette parabole…

Le naturalisme ou l’esprit païen qui cherche son bonheur dans les échantillons doit être «cassé», comme la croûte d’une terre inculte.  C’est le sable créé par Dieu mais bon à rien pour tenir notre maison debout contre les tentations.  C’est toute la doctrine du sermon sur la montagne.  Enfin, pour l’amour du bon Dieu, que les prêtres travaillent donc sur la mentalité des gens: là est le champ qu’ils ont à cultiver.  C’est là que se cachent tous les ennemis du divin dans l’âme.  Dans les quatre cas donnés par Jésus dans cette parabole, la récolte dépend uniquement des dispositions subjectives des auditeurs.  C’est donc là que les prêtres doivent travailler.  Qu’ils nous laissent donc la paix avec leurs «in se» stériles, païens et insipides!  Ils dégoûtent tout le monde avec leurs exposés philosophiques de la religion seulement au point de vue spéculatif et abstrait.  Tous les démons les poussent à prêcher leurs «in se» parce qu’ils peuvent le faire sans entrer du tout dans la mentalité des gens, sans rien changer là.  C’est comme on peut faire le tour d’une exposition simplement pour voir et sortir de là avec absolument la même mentalité.  C’est ce qui est arrivé dans le clergé; ils ont fait un étalage de vérités simplement pour en parler, pour montrer leur science, mais pas du tout dans l’intention d’en faire vivre le peuple.  Aussi cela ne «mord» pas, comme on dit.  Et dire que ce sont des philosophes aveugles en religion qui sont les pires ennemis des prédicateurs selon la méthode de Jésus, qui travaillent sur la mentalité pour la faire passer du monde païen ou naturel au monde surnaturel afin de donner la vie de Jésus dans le concret et la faire pratiquer par les fidèles.  Tous les démons de l’enfer excitent le clergé contre ces prédicateurs qui mettent tour à tour leur truc pour simplement amuser les fidèles sans les nourrir de divin.  Les prêtres qui blâment le peuple de sa légèreté d’esprit et de son insouciance pour la parole de Dieu sont injustes, ignorants et aveuglés.  Jésus a généralement blâmé les prêtres quand le peuple est païen.  «Vous êtes le sel de la terre!  «Vous êtes la lumière du monde!» Alors si le peuple est pourri c’est que le sel n’est bon à rien!  Si le peuple est dans les ténèbres c’est que la lumière est éteinte!  Comme ici, si la parole ne croît pas, c’est à cause des mauvaises dispositions des fidèles, mais la vraie cause est dans les prêtres qui n’ont pas cultivé la mentalité de ces gens, qui n’ont pas connu la science de l’agriculture.  Si ces prêtres avaient étudié l’ascétisme et la mystique comme ils le devaient, ils sauraient comment préparer les esprits à recevoir avec fruit la parole de Dieu.  Que les prêtres donc prennent du temps sur les frivolités qui ont rempli leur vie, comme de fuser des heures de temps avec des amis, ou de jouer aux cartes des veillées entières et des nuits entières!  ou à suivre les sports, à lire des magazines et des revues pour «tuer» le temps, etc.  etc.  Qu’ils rognent dans toutes ces vanités pour se réserver du temps pour l’étude de leurs devoirs de prêtres.  Quand allons-nous voir des prêtres tout aux choses de Dieu?  tout occupés à améliorer le peuple de toutes les façons possibles?  à chercher dans l’Ecriture sainte l’esprit de Jésus pour le donner au peuple?  Quelle magnifique science pour la conduite des âmes on découvre par exemple, dans les paraboles.  Dans une seule nous avons tout un programme de tracé pour faire un bien immense dans les âmes, et qui est à peu près complètement ignoré par les prêtres en général.  Que de trésors de science pour corriger leurs défauts, leurs idées fausses, inexactes et inefficaces, dans l’étude de la doctrine et de la vie de Jésus!  Mais il faut commencer par se détacher soimême des échantillons.  Tant qu’on a des attaches on ne comprend rien à cette science cachée dans l’Ecriture.  Voilà l’obstacle: commencer par soi-même…!

Dès qu’on garde une attache on n’aura pas l’intelligence des choses de Dieu, dit St-Jean de la Cr.  Les dons du St-Esprit nécessaires pour pénétrer dans les voies de Dieu n’agissent pas ou trop peu dans ceux qui cultivent des attaches, comme les fumeurs, qui se choquent si on les attaque, mais cela ne m’empêchera pas de le signaler.  Jamais on verra un fumeur ou un priseur prêcher la transformation de la mentalité païenne en mentalité chrétienne!  Jamais on verra un «sport› faire de même, ni un coureur d’automobile, ni un joueur de cartes, ni un amateur de golf, ni un «amant› de chiens… Qu’une femme découvre que son mari a une amie particulière, quand bien même elle serait sûre qu’il ne pêche pas, elle est furieuse, elle le boude et le dispute.  Elle va lui faire sentir de cinquante manières par la soustraction de son amour qu’elle est blessée par cet amour rival du sien.  Le St-Esprit agit de même pour tout chrétien qui entretient une amitié particulière pour n’importe quelle créature même quand il n’y a aucun péché.  L’amour est offensé par un amour contraire.  Et pour Dieu celui qui n’est avec lui est contre lui!  C’est rien que cette philosophie maudite de la religion qui permet ces attaches aux créatures, qui permet de s’en remplir le coeur du moment qu’elles ne sont pas défendues.  Le paganisme des prêtres philosophes permet tout cela.  Mais jamais le vrai amour de Dieu ou la vraie théologie.  Elle enseigne avec St-Paul que toutes les créatures sont du fumier comparées à l’amour de Jésus.  Pour les prêtres philosophes et donc païens, qui se donnent comme théologiens mais qui ne le sont pas du tout, toutes les créatures permises sont des desserts dont on peut prendre le plus possible du moment qu’on ne pêche pas.  Tous ces prêtres, religieux comme les autres, qui ont ces dispositions, sont donc condamnés par Jésus dans cette parabole.  Ce sont des cultivateurs paresseux qui ne cultivent pas leurs champs, comme ils devraient le faire pour que le divin fructifie abondamment.  Il n’y a pas un fou au monde qui blâmerait la terre de ne rien produire si son maître ne l’avait pas cultivée du tout.  Tous diraient qu’il est seul responsable.  Eh bien, que de fous dans le clergé qui blâment les fidèles du peu de fruit qu’ils font en religion!  La faute est aux prêtres! 

La très grande faute est aux prêtres!  Ils sont de mauvais cultivateurs trop ignorants pour savoir où faire porter leur travail, trop insouciants pour chercher la cause de leur insuccès, et surtout trop orgueilleux pour prendre une bonne leçon quand on la leur donne pour l’amour de Jésus-Christ et le bien des âmes.  Au diable leur petite réputation de savants d’une science vide et insipide!  Allons-nous sacrifier encore des milliers d’âmes rachetées par le sang de Jésus pour ne pas blesser ces Messieurs que rien au monde ne peut remuer de leur apathie pour les choses de Dieu?…


Au lieu de se froisser comme des milliers d’orgueilleux païens vont faire, qu’ils se réveillent donc de leur torpeur avec laquelle ils endorment le monde, de leur camouflage de religion qui ne sert de rien et qui trompe les fidèles.  Celui qui a une once de foi et d’amour de Dieu applaudira des deux mains à ce que je dis ici au nom de Dieu.  Ce m’est parfaitement égal ce qu’on pensera de mon audace; je n’ai rien à perdre en ce monde et je n’ai peur de rien que de Dieu.  La colère et les persécutions des philosophes, bras droits des démons, me laissent absolument calme.  Il est temps de dire ces choses et je les dis à tout l’univers.  Que ceux à qui le chapeau fait le prennent et qu’ils s’amendent au plus vite, car ils auront un compte terrible à rendre à Dieu, s’ils ne sortent pas de leur stratosphère où ils vivent dans les abstractions loin du pauvre peuple qui se meurt de faim des choses de Dieu.  Que chacun dise une prière pour moi qui ose vous réveiller à vos devoirs essentiels que vous êtes en train d’oublier…!

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